ADORER, c’est …

« Adorer, c’est se laisser regarder et aimer par JĂ©sus. »

Acceptons, acceptez de vous offrir à Celui qui nous a tout donné, qui est venu non pour juger le monde, mais pour le sauver (Jn 3,17), acceptez de reconnaître la présence agissante en vos vies de Celui qui est ici présent, exposé à nos regards. Acceptez de lui offrir vos propres vies !

Marie, la Vierge Sainte, Marie, l’ImmaculĂ©e Conception, a acceptĂ©, voici deux mille ans, de tout donner, d’offrir son corps pour accueillir le Corps du CrĂ©ateur. Tout est venu du Christ, mĂŞme Marie ; tout est venu par Marie, mĂŞme le Christ. (…)

Une foule immense de tĂ©moins est invisiblement prĂ©sente Ă  nos cĂ´tĂ©s. Nous ne les voyons pas, mais nous les entendons qui nous disent, Ă  chacun et Ă  chacune d’entre nous : « Viens, laisse-toi appeler par le MaĂ®tre ! Il est lĂ  ! Il t’appelle (cf. Jn 11, 28) ! Il veut prendre ta vie et l’unir Ă  la sienne. Laisse-toi saisir par Lui. Ne regarde plus tes blessures, regarde les siennes. Ne regarde pas ce qui te sĂ©pare encore de Lui et des autres ; regarde l’infinie distance qu’Il a abolie en prenant ta chair, en montant sur la Croix que Lui ont prĂ©parĂ©e les hommes et en se laissant mettre Ă  mort pour te montrer son amour. Dans ses blessures, Il te prend ; dans ses blessures, Il te cache (…), ne te refuse pas Ă  son Amour !

Benoît XVI à Lourdes le 14 septembre 2008

« Adorer, c’est se rendre prĂ©sent Ă  l’Amour. »

Il est bon de s’entretenir avec Lui et, penchĂ©s sur sa poitrine, comme le disciple bien-aimĂ© (Jn 13,25), d’ĂŞtre touchĂ©s par l’amour infini de son cĹ“ur. Si, Ă  notre Ă©poque, le christianisme doit se distinguer surtout par « l’art de la prière », comment ne pas ressentir le besoin renouvelĂ© de demeurer longuement, en conversation spirituelle, en adoration silencieuse, en attitude d’amour, devant le Christ prĂ©sent dans le Saint-Sacrement ? Bien des fois, chers frères et sĹ“urs, j’ai fait cette expĂ©rience et j’en ai reçu force, consolation et soutien !

Jean-Paul II (Ecclesia de Eucharistia, 25)

« Adorer, c’est reconnaĂ®tre JĂ©sus comme son Roi. »

La dernière Cène nous pousse Ă  faire un pas dans les diffĂ©rents sens que le mot “adoration” a en grec et en latin. Le mot grec est proskynesis. Il signifie le geste de la soumission, la reconnaissance de Dieu comme notre vraie mesure, dont nous acceptons de suivre la règle. Il signifie que libertĂ© ne veut pas dire jouir de la vie, se croire absolument autonomes, mais s’orienter selon la mesure de la vĂ©ritĂ© et du bien, pour devenir de cette façon, nous aussi, vrais et bons. Cette attitude est nĂ©cessaire, mĂŞme si, dans un premier temps, notre soif de libertĂ© rĂ©siste Ă  une telle perspective. Il ne sera possible de la faire totalement nĂ´tre que dans le second pas que la dernière Cène nous entrouvre. Le mot latin pour adoration est ad-oratio – contact bouche Ă  bouche, baiser, accolade et donc en dĂ©finitive amour. La soumission devient union, parce que celui auquel nous nous soumettons est Amour. Ainsi la soumission prend un sens, parce qu’elle ne nous impose pas des choses Ă©trangères, mais nous libère Ă  partir du plus profond de notre ĂŞtre.

Benoît XVI, JMJ de Cologne 2005

« Adorer, c’est ouvrir son cĹ“ur Ă  JĂ©sus. »

Mes enfants très chers, JĂ©sus veut que je vous dise encore combien il a d’amour pour chacun d’entre vous, au-delĂ  de tout ce que vous pouvez imaginer. Je m’inquiète de ce que certains d’entre vous n’aient pas encore vraiment rencontrĂ© JĂ©sus seul Ă  seul : vous et JĂ©sus seulement. Nous pouvons certes passer du temps Ă  la chapelle, mais avez-vous perçu – avec les yeux de l’âme – avec quel amour il vous regarde ? Avez-vous vraiment fait connaissance avec JĂ©sus vivant, non Ă  partir de livres mais pour l’avoir hĂ©bergĂ© dans votre cĹ“ur ? Avez-vous entendu ses mots d’amour ? Demandez-en la grâce : il a l’ardent dĂ©sir de vous la donner… Il veut vous dire non seulement qu’il vous aime, mais davantage qu’il vous dĂ©sire ardemment. Vous lui manquez quand vous ne vous approchez pas de lui. Il a soif de vous. (…)

Mes enfants, vous n’avez pas Ă  ĂŞtre diffĂ©rents de ce que vous ĂŞtes dans la rĂ©alitĂ© pour que JĂ©sus vous aime. Croyez simplement que vous lui ĂŞtes prĂ©cieux. Apportez vos souffrances Ă  ses pieds et ouvrez seulement votre cĹ“ur pour qu’il vous aime tels que vous ĂŞtes. Et lui fera le reste.

Sainte Mère Teresa

« Adorer, c’est contempler le Christ dans son offrande. »

Adorer le Christ, c’est accepter qu’il ne se passe rien, c’est accepter dans la foi que sa prĂ©sence ne s’impose pas. C’est accepter de tenir quand je ne sens rien, c’est accepter de rĂ©sister au dĂ©sir de fuir, c’est accepter de tenir ma place simplement parce que je suis lĂ  non seulement en mon nom propre mais au nom de tous les hommes et toutes les femmes de la terre. Je suis devenu un intercesseur et je n’ai pas le droit de partir. L’adoration du Christ est d’abord un acte de foi, c’est un acte de silence.

Venir contempler l’Eucharistie, c’est venir contempler le Christ dans l’offrande qu’il fait de sa vie, c’est-Ă -dire dans l’acte suprĂŞme d’offrande Ă  son Père, c’est-Ă -dire dans l’acte ultime d’amour pour les hommes. Que pourrions-nous Ă©prouver d’autre qu’une joie très intense Ă  reprendre conscience de cette communion Ă©troite qui unit le Père et le Fils et Ă  laquelle l’Esprit que nous avons reçu nous donne de participer ? Que pourrions-nous Ă©prouver d’autre qu’une joie très intense Ă  contempler le Christ livrant sa vie par amour pour nous ? Comment ne serions-nous pas confondus de joie devant cette rĂ©vĂ©lation extraordinaire : « Dieu a tant aimĂ© le monde qu’il a envoyĂ© son Fils pour le sauver. » ?( cf Jn 3,17)

Mgr André Vingt-Trois, juin 2006

« Adorer, c’est ne pas pouvoir dĂ©tacher les yeux de JĂ©sus. »

Mon CrĂ©ateur, mon Père, mon Bien-AimĂ©. Vous qui ĂŞtes lĂ , Ă  trois mètres de moi, sous l’apparence de cette Hostie, mon Dieu, daignez me donner ce sentiment continuel de Votre prĂ©sence, de Votre prĂ©sence en moi et autour de moi… et, en mĂŞme temps, cet amour craintif qu’on Ă©prouve en prĂ©sence de ce qu’on aime passionnĂ©ment, et qui fait qu’on se tient devant la personne aimĂ©e, sans pouvoir dĂ©tacher d’elle les yeux, avec un grand dĂ©sir et une volontĂ© de faire tout ce qui lui plaĂ®t, tout ce qui est bon pour elle et une grande crainte de faire, dire ou penser quelque chose qui lui dĂ©plaise ou qui lui fasse du mal… En Vous, par Vous et pour Vous. Amen

Bienheureux Charles de Foucauld

« Adorer, c’est se nourrir d’amour et d’espĂ©rance. »

Adorer le Dieu de JĂ©sus Christ, qui, par amour s’est fait pain rompu, est le remède le plus valide et radical contre les idolâtries d’hier et d’aujourd’hui. S’agenouiller devant l’Eucharistie est une profession de libertĂ© : qui s’incline devant JĂ©sus ne peut et ne doit pas se prosterner devant aucun autre pouvoir terrestre, si fort fĂ»t-il. Nous, chrĂ©tiens, nous ne nous agenouillons que devant le Saint-Sacrement, parce que nous savons et nous croyons qu’en lui l’unique vrai Dieu est prĂ©sent, lui qui a crĂ©Ă© le monde et l’a tant aimĂ© qu’il lui a donnĂ© son Fils unique.

Nous nous prosternons devant un Dieu qui le premier s’est inclinĂ© vers l’homme comme un bon Samaritain, pour le secourir et lui redonner la vie.

Adorer le Corps du Christ veut dire croire qu’en lui, dans ce morceau de pain, il y a rĂ©ellement le Christ, qui donne un vrai sens Ă  la vie, Ă  l’immense univers et Ă  la crĂ©ature la plus petite, Ă  toute l’histoire humaine comme Ă  la plus brève existence. L’adoration est prière qui prolonge la cĂ©lĂ©bration et la communion eucharistique et dans laquelle l’âme continue Ă  se nourrir : Ă  se nourrir d’amour, de vĂ©ritĂ©, de paix ; Ă  se nourrir d’espĂ©rance, parce que Celui devant lequel nous nous prosternons ne nous juge pas, ne nous Ă©crase pas, mais nous libère et nous transforme.

Benoît XVI, mai 2008

« Adorer, c’est unir son âme Ă  celle de JĂ©sus. »

Mon heure de ciel, c’est celle-ci, mon JĂ©sus, c’est mon heure d’adoration ; l’heure pendant laquelle, agenouillĂ© devant vous, nous nous regardons mutuellement ; l’heure oĂą vous me bĂ©nissez tandis que je suis anĂ©anti Ă  vos pieds.(…) Je viens ici, mon JĂ©sus, pour vous ouvrir mon c Ĺ“ur et vous dĂ©couvrir mes misères, pour vous parler et pour Ă©couter votre douce voix, pour vous prendre dans mes bras et vous presser contre mon c Ĺ“ur. Je viens vous raconter mes peines secrètes pendant cette adoration d’amour et pleurer avec vous et pour les mĂŞmes causes. (…) Pendant cette heure, le monde n’existe plus pour moi : je n’ai plus ni parents, ni famille, ni amis, ni rien d’autre. Rien que vous et moi, mon JĂ©sus Eucharistie ! Vous et moi unissant, identifiant nos âmes, nos c Ĺ“urs et nos volontĂ©s ! Une seule chose, pendant ces minutes prĂ©cieuses peut entrer dans mon c Ĺ“ur pour y accompagner l’amour, c’est la douleur : douleur de vous avoir offensĂ© et si peu aimĂ©, douleur de ne pouvoir travailler pour vous comme je le voudrais, douleur de voir tant d’âmes se perdre. Et la considĂ©ration de votre amour, Ă´ JĂ©sus adorĂ©, augmente encore cette douleur. (…)

C’est ici, Seigneur, que vous m’animez Ă  suivre vos traces, Ă  porter sans cesse la Croix. C’est ici que vous me fortifiez et que vous me pardonnez mes fautes ! C’est ici que vous me rappelez mes misères et m’enseignez le moyen d’y porter remède. C’est ici que vous m’entrouvrez votre C Ĺ“ur, asile assurĂ© des coupables, lieu de repos pour les âmes fatiguĂ©es, fraĂ®che oasis pour ceux qui traversent le dĂ©sert du monde. Ă” amoureux JĂ©sus qui vivez en aimant, qui aimez en mourant, qui aimez Ă©ternellement !

Conchita Cabrera de Armida (Mexique, 19° s.)

« Adorer, c’est s’exposer Ă  l’Amour MisĂ©ricordieux. »

Lors de la communion qui est une gâterie qui vient de l’extĂ©rieur, JĂ©sus est bien en nous, agissant puissamment, mais une fois notre action de grâces achevĂ©e, nous avons tĂ´t fait d’oublier sa divine PrĂ©sence en nous. Nous ne sommes plus prĂ©sents Ă  Lui, repris par le quotidien.(…)

Dans l’adoration, nous nous exposons Ă  Lui longuement, sans rien faire, sans rien dire ou presque, exposĂ©s Ă  ses rayons d’amour misĂ©ricordieux. Il peut alors nous guĂ©rir en profondeur. Pour que l’Esprit-Saint agisse, il faut du temps. Nous lui donnons gratuitement ce temps durant lequel Il va nous combler Ă  sa manière. C’est la plus grande action de grâces que nous pouvons Lui rendre. (…) JĂ©sus nous mendie ce temps pour nous remplir de sa puissance eucharistique, qui dĂ©passe notre personne et peut atteindre les frères et s Ĺ“urs.

L’adoration est la source de tout amour, de toute fĂ©conditĂ©. L’adoration doit prĂ©cĂ©der toute action, car c’est Dieu Lui-mĂŞme alors qui agira Ă  travers nous.

L’adoration n’est pas une simple dĂ©votion, elle est le culte que l’on doit rendre Ă  Dieu, car Lui seul peut ĂŞtre adorĂ©. VoilĂ  pourquoi l’adoration est guĂ©rissante pour nous-mĂŞmes et pour nos frères et s Ĺ“urs. Nous sommes face Ă  la Source, Ă  la Vie, Ă  la Lumière, Ă  la VĂ©ritĂ©.

Une ermite contemporaine

« Adorer, c’est offrir sa pauvretĂ© au Seigneur. »

Dans votre prière, prenez courage car la compassion de JĂ©sus au Saint Sacrement est infinie. C’est souvent le fruit d’un subtil amour propre, de l’impatience ou de la lâchetĂ© de ne pas vouloir aller Ă  Notre Seigneur avec sa propre misère ou sa pauvretĂ© humiliĂ©e ; et c’est cependant ce que Notre Seigneur prĂ©fère Ă  tout ; c’est ce qu’il aime, ce qu’il bĂ©nit.

Vous ĂŞtes dans l’ariditĂ©, glorifiez la grâce de Dieu sans laquelle vous ne pouvez rien ; ouvrez alors votre âme vers le ciel comme la fleur ouvre son calice au lever du soleil pour recevoir la rosĂ©e bienfaisante.

Vous ĂŞtes dans l’impuissance la plus entière : l’esprit est dans les tĂ©nèbres, le cĹ“ur sous le poids de son nĂ©ant, le corps souffrant : faites alors l’adoration du pauvre, sortez de votre pauvretĂ© et allez demeurer en Notre Seigneur, ou offrez-lui votre pauvretĂ© pour qu’il l’enrichisse : c’est un chef d’Ĺ“uvre digne de sa gloire.

Mais vous ĂŞtes dans l’Ă©tat de tentation et de tristesse, tout se rĂ©volte en vous, tout vous porte Ă  quitter l’adoration sous prĂ©texte que vous offensez Dieu, que vous le dĂ©shonorez plus que vous ne le servez. N’Ă©coutez pas cette spĂ©cieuse tentation : c’est l’adoration du combat, de la fidĂ©litĂ© Ă  JĂ©sus contre vous-mĂŞme. Non, non, vous ne lui dĂ©plaisez pas, vous rĂ©jouissez votre MaĂ®tre qui vous regarde et qui a permis Ă  Satan de vous troubler. Il attend de nous l’hommage de la persĂ©vĂ©rance jusqu’Ă  la dernière minute que nous devions lui consacrer.

Saint Pierre Julien Eymard

« Adorer, c’est veiller devant JĂ©sus au nom de l’humanitĂ©.»

Il est prĂ©cieux de s’entretenir avec le Christ, et, penchĂ©s contre JĂ©sus comme le disciple bien-aimĂ©, nous pouvons ĂŞtre touchĂ©s par l’amour infini de son C Ĺ“ur qui rĂ©pand l’Esprit. Nous apprenons Ă  connaĂ®tre plus profondĂ©ment Celui qui s’est donnĂ© totalement pour devenir disciple et pour entrer, Ă  notre tour, dans ce grand mouvement de don, pour la gloire de Dieu et le salut du monde. Nous sommes appelĂ©s Ă  nous mettre Ă  son Ă©cole, pour ĂŞtre peu Ă  peu configurĂ©s Ă  Lui, pour laisser l’Esprit agir en nous et pour rĂ©aliser la mission qui nous est confiĂ©e. En particulier, l’amour du Christ nous pousse Ă  travailler sans cesse Ă  l’annonce de l’Evangile et pour le service des hommes.

(…) Ainsi, la proximitĂ© avec le Christ, dans le silence et la contemplation, n’Ă©loigne pas de nos contemporains mais, au contraire, elle nous rend attentifs et ouverts aux joies et aux dĂ©tresses des hommes, et elle Ă©largit le c Ĺ“ur aux dimensions du monde. Elle nous rend solidaires de nos frères en humanitĂ©, particulièrement des plus petits, qui sont les bien-aimĂ©s du Seigneur. Par l’adoration, le chrĂ©tien contribue mystĂ©rieusement Ă  la transformation radicale du monde et Ă  la germination de l’Evangile. Toute personne qui prie le Sauveur entraĂ®ne Ă  sa suite le monde entier et l’Ă©lève Ă  Dieu. Ceux qui se tiennent devant le Seigneur remplissent donc un service Ă©minent ; ils prĂ©sentent au Christ tous ceux qui ne le connaissent pas ou ceux qui sont loin de lui ; ils veillent devant lui, en leur nom.2

Jean-Paul II 1. Presbyterorum Ordinis ; 2. Lettre Ă  Mgr Houssiau

« Adorer, c’est glorifier le Fils de Dieu.»

Saint Joseph, après la Très Sainte Vierge, a Ă©tĂ© le premier et le plus parfait adorateur de Notre-Seigneur. Il l’adorait avec une vertu de foi plus grande que celle de tous les saints, avec une humilitĂ© plus profonde que celle de tous les Ă©lus, avec une puretĂ© plus pure que celle des anges, avec un amour qu’aucune autre crĂ©ature, angĂ©lique ou humaine, n’eut et ne put avoir pour JĂ©sus, avec un dĂ©vouement aussi grand que son amour. Comme le Verbe incarnĂ© devait ĂŞtre glorifiĂ© par les adorations de Marie et de Joseph, qui le dĂ©dommageaient de l’indiffĂ©rence et de l’ingratitude de ses crĂ©atures ! Saint Joseph adorait le Verbe incarnĂ© en union avec sa divine Mère, en union avec toutes les pensĂ©es, les actes d’adoration, d’amour, de louanges de JĂ©sus pour son Père et de charitĂ© envers les hommes pour lesquels il s’Ă©tait incarnĂ©. L’adoration de saint Joseph suivait le mystère prĂ©sent et actuel, la grâce, l’esprit, la vertu de ce mystère. Dans l’Incarnation, il adorait l’anĂ©antissement du Fils de Dieu; Ă  BethlĂ©em, sa pauvretĂ© ; Ă  Nazareth, son silence, sa faiblesse, son obĂ©issance, ses vertus, dont il avait une connaissance très grande, dont il voyait l’intention, le sacrifice Ă  l’amour et Ă  la gloire du Père cĂ©leste. Saint Joseph adorait, intĂ©rieurement du moins, tout ce que JĂ©sus disait et pensait. Le Saint-Esprit le lui manifestait, afin qu’il pĂ»t s’y unir, et glorifier le Père cĂ©leste en union avec son divin Fils notre Sauveur. De sorte que la vie de saint Joseph fut une vie d’adoration de JĂ©sus, mais d’adoration parfaite. Je m’unirai donc bien Ă  ce saint adorateur, afin qu’il m’apprenne Ă  adorer Notre-Seigneur et Ă  me faire entrer en sociĂ©tĂ© avec lui, afin que je sois le Joseph de l’Eucharistie comme il a Ă©tĂ© le Joseph de Nazareth.

Saint Pierre-Julien Eymard

« Adorer, c’est se laisser toucher par JĂ©sus.»

« Voici que je me tiens Ă  la porte et que je frappe. » C’est vrai ! Je me tiens Ă  la porte de ton cĹ“ur, jour et nuit. MĂŞme quand tu ne m’Ă©coutes pas, mĂŞme quand tu doutes que ce puisse ĂŞtre moi, c’est moi qui suis lĂ . J’attends le moindre petit signe de rĂ©ponse de ta part, le plus lĂ©ger murmure d’invitation, qui me permettra d’entrer en toi. Je veux que tu saches que chaque fois que tu m’inviteras, je vais rĂ©ellement venir. Je serai toujours lĂ , sans faute. Silencieux, invisible, je viens, mais avec l’infini pouvoir de mon amour.
Je viens, apportant tous les dons de l’Esprit Saint. Je viens avec ma misĂ©ricorde, avec mon dĂ©sir de te pardonner, de te guĂ©rir, avec tout l’amour que j’ai pour toi ; un amour au-delĂ  de toute comprĂ©hension, un amour oĂą chaque battement du cĹ“ur est celui que j’ai reçu du Père mĂŞme. Comme le Père m’a aimĂ©, moi aussi je vous ai aimĂ©s. Je viens, assoiffĂ© de te consoler, de te donner ma force, de te relever, de t’unir Ă  moi, dans toutes mes blessures.
Je vais t’apporter ma lumière. Je viens Ă©carter les tĂ©nèbres et tous les doutes de ton cĹ“ur. Je viens avec mon pouvoir capable de te porter toi-mĂŞme et de porter tous tes fardeaux. Je viens avec ma grâce pour toucher ton cĹ“ur et transformer ta vie. Je viens avec ma paix, qui va apporter le calme et la sĂ©rĂ©nitĂ© Ă  ton âme. Je te connais de part en part. Je connais tout de toi. MĂŞme les cheveux de ta tĂŞte, je les ai tous comptĂ©s. Rien de ta vie n’est sans importance Ă  mes yeux. Je t’ai suivi Ă  travers toutes ces annĂ©es et je t’ai toujours aimĂ©, mĂŞme lorsque tu Ă©tais sur des chemins de traverse. Je connais chacun de tes problèmes. Je connais tes besoins et tes soucis.

Sainte Mère Teresa

« Adorer, c’est reconnaĂ®tre JĂ©sus comme notre souverain.»

Dans cet adorable Sacrement, JĂ©sus rĂ©side en souverain, manifestant ses adorables perfections sous les dehors du plus total anĂ©antissement. Il est le Dieu parfait et l’homme parfait ; l’infiniment grand et le Dieu de toute majestĂ©, et s’il se rĂ©duit dans l’hostie aux proportions de l’atome, de l’infiniment petit, Ă©tant tout entier, dans chaque parcelle visible de l’hostie, il ne perd rien de sa souveraine grandeur, il appelle tous nos respects, nos dĂ©vouements et notre amour. Grâce Ă  cette adorable petitesse, le plus petit de nos membres lui est un chemin spacieux pour arriver jusqu’au centre de nous-mĂŞmes.

L’hostie, c’est le chef-d’Ĺ“uvre entre tous les chefs-d’Ĺ“uvre de l’art d’un Dieu ; osons le dire, c’est la miniature de la beautĂ© Ă©ternelle, pour l’âme de foi qui sait percer les voiles et dĂ©couvrir son Ă©clat ! Quoi de plus simple Ă  l’extĂ©rieur ? Quoi de plus ordinaire ? Un peu de pain ! Mais sous cette apparence vulgaire, rĂ©sultat de l’humilitĂ© et de la simplicitĂ© du Verbe incarnĂ©, quoi de plus merveilleux, de plus transcendant, de plus sublime que l’union de deux choses si opposĂ©es, dans le plus Ă©tonnant des mystères ?

(…) JĂ©sus au Très Saint Sacrement est tout Ă  la fois grand et petit, riche et pauvre, triomphant et humiliĂ©, fort et faible, puissant et dĂ©pendant, libĂ©ral et indigent, immense et renfermĂ©, immuable et changĂ©, jouissant et souffrant d’une manière mystique, vivant et immolĂ©, glorieux et dans l’ombre, beau et sans Ă©clat, assis Ă  la droite de son Père et enseveli dans le linceul des saintes espèces.

Sœur Marie-Aimée de Jésus (1839-1874)

« Adorer, c’est contempler Celui par qui tout a Ă©tĂ© fait. »

Seigneur JĂ©sus, tu es lĂ  ! (…) Voici deux mille ans, tu as acceptĂ© de monter sur une Croix d’infamie pour ensuite ressusciter et demeurer Ă  jamais avec nous tes frères, tes sĹ“urs ! (…) Nous contemplons Celui qui, au cours de son repas pascal, a donnĂ© son Corps et son Sang Ă  ses disciples, pour ĂŞtre avec eux « tous les jours, jusqu’Ă  la fin du monde ». Nous adorons Celui qui est au principe et au terme de notre foi, Celui sans qui nous ne serions pas lĂ  ce soir, Celui sans qui nous ne serions pas du tout, Celui sans qui rien ne serait, rien, absolument rien ! Lui, par qui « tout a Ă©tĂ© fait », Lui en qui nous avons Ă©tĂ© crĂ©Ă©s, pour l’Ă©ternitĂ©, Lui qui nous a donnĂ© son propre Corps et son propre Sang, Il est lĂ , ce soir, devant nous, offert Ă  nos regards. Nous aimons – et nous cherchons Ă  aimer davantage – Celui qui est lĂ , devant nous, offert Ă  nos regards, Ă  nos questions peut-ĂŞtre, Ă  notre amour. Que nous marchions – ou que nous soyons clouĂ©s sur un lit de souffrance, que nous marchions dans la joie – ou que nous soyons dans le dĂ©sert de l’âme, Seigneur, prends-nous tous dans ton Amour : dans l’Amour infini, qui est Ă©ternellement celui du Père pour le Fils et du Fils pour le Père, celui du Père et du Fils pour l’Esprit, et de l’Esprit pour le Père et pour le Fils.

L’Hostie Sainte exposĂ©e Ă  nos yeux dit cette Puissance infinie de l’Amour manifestĂ©e sur la Croix glorieuse. L’Hostie Sainte nous dit l’incroyable abaissement de Celui qui s’est fait pauvre pour nous faire riches de Lui, Celui qui a acceptĂ© de tout perdre pour nous gagner Ă  son Père. L’Hostie Sainte est le Sacrement vivant, efficace de la prĂ©sence Ă©ternelle du Sauveur des hommes Ă  son Église.

Benoît XVI Lourdes, septembre 2008

« Adorer, c’est reconnaĂ®tre JĂ©sus ressuscitĂ©. »

Marie Madeleine se tenait en pleurant près du tombeau quand JĂ©sus lui demande : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? ». JĂ©sus se tenait juste lĂ , et pourtant elle ne le reconnaissait pas : comme aujourd’hui JĂ©sus est juste lĂ  au Saint Sacrement, et tant de personnes ne le reconnaissent pas. « JĂ©sus lui dit : ‘Marie’ ! Se retournant, elle lui dit en hĂ©breu : ‘Rabbouni’, ce qui veut dire ‘MaĂ®tre’ » JĂ©sus pousse Marie Madeleine Ă  ‘se retourner’ une nouvelle fois : c’est un appel Ă  une nouvelle conversion dans sa relation avec le Seigneur.

(…) Il en est de mĂŞme pour nous : ‘retournons-nous’ comme Marie Madeleine pour approcher le RessuscitĂ© prĂ©sent aujourd’hui dans le sacrement de l’Eucharistie. Dieu nous a choisis pour demeurer en sa prĂ©sence, et Il nous fait entendre sa voix comme Il le fit en s’adressant Ă  Marie Madeleine : ‘Marie’ ». Mais ce n’est pas par les sens que nous Le percevons et entrons en contact avec Lui. C’est par la foi et l’amour que nous reconnaissons le Seigneur sous les apparences de l’Hostie consacrĂ©e. Ouvrons donc nos cĹ“urs et soyons humbles pour rencontrer dans la foi le mystère de la prĂ©sence du Christ.

(…) De la rencontre personnelle et intime avec le MaĂ®tre, tout doute, toute peur, toute affliction sont chassĂ©s par la puissance de sa RĂ©surrection, laissant ainsi la place Ă  la joie de Le reconnaĂ®tre vivant au milieu de nous. Alors libres d’aimer, nous pouvons Ă  la suite de Marie Madeleine, annoncer qu’Il est vraiment ressuscitĂ© et qu’il demeure parmi nous, plein de grâce et de vĂ©ritĂ©.

Père Florian Racine

« Adorer, c’est contempler JĂ©sus avec les yeux de Marie. »

La Vierge très sainte est MaĂ®tresse dans la contemplation du visage du Christ. (…) Par sa vie tout entière, Marie est une femme « eucharistique ». L’Eglise regardant Marie comme son modèle, est appelĂ©e Ă  l’imiter aussi dans son rapport avec ce Mystère très saint. Si l’Eucharistie est un mystère de foi qui dĂ©passe notre intelligence au point de nous obliger Ă  l’abandon le plus pur Ă  la parole de Dieu, nulle personne autant que Marie ne peut nous servir de soutien et de guide dans une telle dĂ©marche.

(…) Marie a exercĂ© sa foi eucharistique avant mĂŞme l’institution de l’Eucharistie, par le fait mĂŞme qu’elle a offert son sein virginal pour l’incarnation du Verbe de Dieu. A l’Annonciation, Marie a conçu le Fils de Dieu dans la vĂ©ritĂ© mĂŞme physique du corps et du sang, anticipant en elle ce qui dans une certaine mesure se rĂ©alise sacramentellement en tout croyant qui reçoit, sous les espèces du pain et du vin, le corps et le sang du Seigneur. Il existe donc une analogie profonde entre le ‘fiat’ par lequel Marie rĂ©pond aux paroles de l’Ange et l”amen’ que chaque fidèle prononce quand il reçoit le corps du Seigneur. A Marie, il fut demandĂ© de croire que celui qu’elle concevait ‘par l’action de l’Esprit-Saint’ Ă©tait le ‘Fils de Dieu’. Dans la continuitĂ© avec la foi de la Vierge, il nous est demandĂ© de croire que, dans le Mystère eucharistique, ce mĂŞme JĂ©sus, Fils de Dieu et Fils de Marie, se rend prĂ©sent dans la totalitĂ© de son ĂŞtre humain et divin, sous les espèces du pain et du vin.

Jean-Paul II, Ecclesia de Eucharistia, ch VI

« Adorer, c’est se laisser brĂ»ler par le Feu de l’Esprit. »

L’Esprit Saint vient au secours de notre faiblesse, car nous ne savons pas prier comme il faut. L’Esprit lui-mĂŞme intervient pour nous par des cris inexprimables. Et Dieu qui voit le fond des c Ĺ“urs, connaĂ®t les intentions de l’Esprit : il sait qu’en intervenant pour les fidèles, l’Esprit veut ce que Dieu veut. Rm 8,14-17

Tous ceux qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu, ceux-lĂ  sont fils de Dieu. L’Esprit que vous avez reçu ne fait pas de vous des esclaves, des gens qui ont encore peur; c’est un Esprit qui fait de vous des fils ; poussĂ©s par cet Esprit, nous crions vers le Père en l’appelant « Abba! ». C’est donc l’Esprit Saint lui-mĂŞme qui affirme Ă  notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Puisque nous sommes ses enfants, nous sommes aussi ses hĂ©ritiers ; hĂ©ritiers de Dieu, hĂ©ritiers avec le Christ, Ă  condition de souffrir avec lui pour ĂŞtre avec lui dans la gloire. Rm 8, 26-27

Ne le savez-vous pas ? Votre corps est le temple de l’Esprit Saint, qui est en vous et que vous avez reçu de Dieu ; vous ne vous appartenez plus Ă  vous-mĂŞmes, car le Seigneur vous a achetĂ©s très cher. Rendez gloire Ă  Dieu dans votre corps. 1 Co 6, 19-20

Voici ce que produit l’Esprit : amour, joie, patience, bontĂ©, bienveillance, foi, humilitĂ© et maĂ®trise de soi. Puisque l’Esprit nous fait vivre, laissons-nous conduire par l’Esprit. Ga 5,22-25

« Adorer, c’est demeurer dans l’Esprit du Père et du Fils. »

O mon Dieu, TrinitĂ© que j’adore, aidez-moi Ă  m’oublier entièrement en Vous, immobile et paisible comme si mon âme Ă©tait dĂ©jĂ  dans l’Ă©ternitĂ©. Que rien ne puisse troubler ma paix ni me faire sortir de Vous, Ă´ mon Immuable, mais que chaque minute m’emporte plus loin dans la profondeur de Votre Mystère. Pacifiez mon âme, faites-en Votre ciel, Votre demeure aimĂ©e et le lieu de Votre repos. Que je ne Vous y laisse jamais seul, mais que je sois lĂ  tout entière, tout Ă©veillĂ©e en ma foi, tout adorante, toute livrĂ©e Ă  Votre action crĂ©atrice.

Ă” mon Christ aimĂ©, crucifiĂ© par amour, je voudrais ĂŞtre une Ă©pouse pour Votre C Ĺ“ur, je voudrais Vous couvrir de gloire, je voudrais Vous aimer … jusqu’Ă  en mourir ! (…)

Ă” Verbe Ă©ternel, Parole de mon Dieu, je veux passer ma vie Ă  Vous Ă©couter, je veux me faire tout enseignable afin d’apprendre tout de Vous. (…)

Ă” Feu consumant, Esprit d’Amour, survenez en moi afin qu’il se fasse en mon âme comme une incarnation du Verbe: que je Lui sois une humanitĂ© de surcroĂ®t, en laquelle Il renouvelle tout son Mystère.

Et Vous, ô Père, penchez-Vous vers Votre pauvre petite créature, couvrez-la de Votre ombre, ne voyez en elle que le Bien-Aimé en lequel Vous avez mis toutes vos complaisances.

Ă” mes Trois, mon Tout, ma BĂ©atitude, Solitude infinie, ImmensitĂ© oĂą je me perds, je me livre Ă  Vous comme une proie. Ensevelissez-Vous en moi, pour que je m’ensevelisse en Vous, en attendant d’aller contempler en Votre lumière l’abĂ®me de Vos grandeurs.

Bienheureuse Elisabeth de la Trinité

« Adorer, c’est contempler et accueillir le Pain de Vie. »

Ă” pain vivant engendrĂ© du ciel, fermentĂ© dans le sein de la Vierge, cuit sur le gibet de la croix, dĂ©posĂ© sur l’autel, cachĂ© sous les espèces sacramentelles ! Confirme mon c Ĺ“ur dans le bien et assure ses pas dans le chemin de la vie ; rĂ©jouis mon âme et purifie mes pensĂ©es.

Voici le pain, le vrai pain, consommĂ©, mangĂ©, mais non pas transformĂ© ; il assimile et il ne s’assimile pas ; il renouvelle sans s’Ă©puiser ; il perfectionne et conduit au salut ; il donne la vie, confère la grâce, remet les pĂ©chĂ©s, affaiblit la concupiscence ; il nourrit les âmes fidèles, Ă©claire l’intelligence, enflamme la volontĂ©, fait disparaĂ®tre les dĂ©fauts, Ă©lève les dĂ©sirs…

N’approche donc pas, homme, de cette table sans une dĂ©votion respectueuse et un fervent amour. Pleure tes pĂ©chĂ©s et souviens-toi de la Passion. Recours au bain de la confession ; que le fondement de la foi te porte ; que l’incendie de la charitĂ© te consume.

Saint Thomas d’Aquin

« Adorer, c’est demeurer dans le CĹ“ur de JĂ©sus. »

Il me semble que le grand dĂ©sir que Notre Seigneur a que son SacrĂ© CĹ“ur soit honorĂ© par quelque hommage particulier, est afin de renouveler dans les âmes les effets de la RĂ©demption. Car son SacrĂ© CĹ“ur est une source inĂ©puisable qui ne cherche qu’Ă  se rĂ©pandre dans les c Ĺ“urs humbles, vides, et qui ne tiennent Ă  rien, pour ĂŞtre toujours prĂŞts Ă  se sacrifier Ă  son bon plaisir. Ce divin CĹ“ur est une source intarissable, oĂą il y a trois canaux qui coulent sans cesse : premièrement, de misĂ©ricorde pour les pĂ©cheurs, sur lesquels dĂ©coule l’esprit de contrition et de pĂ©nitence. Le second est de charitĂ©, qui s’Ă©tend pour le secours de tous les misĂ©rables qui sont en quelque nĂ©cessitĂ©, et particulièrement pour ceux qui tendent Ă  la perfection ; ils y trouveront de quoi vaincre les obstacles. Du troisième dĂ©coulent l’amour et la lumière pour les parfaits amis qu’il veut unir Ă  lui, pour leur communiquer sa science et ses maximes, afin qu’ils se consacrent entièrement Ă  lui procurer de la gloire, chacun en sa manière. Ce divin CĹ“ur est un abĂ®me de bien, oĂą les pauvres doivent abĂ®mer leurs nĂ©cessitĂ©s ; un abĂ®me de joie, oĂą il faut abĂ®mer toutes nos tristesses ; un abĂ®me d’humiliation pour notre orgueil, un abĂ®me de misĂ©ricorde pour les misĂ©rables, et un abĂ®me d’amour, oĂą il nous faut abĂ®mer toutes nos misères.

Sainte Marguerite Marie Alacoque

« Adorer, c’est demeurer humblement aux pieds de JĂ©sus. »

Ne manquons pas d’adorer le très saint Sacrement qui est la principale et la plus grande dĂ©votion, celle que tous les chrĂ©tiens doivent avoir. Acquittez-vous-en donc avec plus de soin et de fidĂ©litĂ© que jamais, avec une nouvelle ferveur, ardeur et amour pour JĂ©sus-Christ dans ce prĂ©cieux mystère.

Soyez fidèles Ă  demeurer en la prĂ©sence de Dieu sans vous mettre en peine de ne pouvoir rien faire… N’ayez point de rĂ©pugnance d’ĂŞtre en la prĂ©sence de Dieu sans rien faire, puisqu’Il ne veut rien de vous que le silence et l’anĂ©antissement, vous ferez toujours beaucoup lorsque vous vous laisserez et abandonnerez sans rĂ©serve Ă  sa toute-puissance. Soyez fidèles en ce point, ne vous affligez pas de vos distractions, laissez-les passer et demeurez humblement aux pieds de JĂ©sus.

Catherine de Bar (1614-1698) fondatrice des Bénédictines du Saint-Sacrement

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Ado Antony

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